Il y a des moments où l'on aime être seul. Penser, se poser, rêver? Des instants nostalgiques, de reflexion bercés par de la musique que l'on affectionne, qui nous rappelle des souvenirs. Le passé, déclancheur de notre présent, base de notre futur, ressurgit alors. Presque avec bonheur, on se replonge dans des tourments enfouis, juste cachés au fond d'un tiroir. Et on a envie de fuir, de suivre ses rails jusqu'a s'écrouler subitement de fatigue, de se perdre dans la foule, de disparaitre pour ne pas affronter la deception. On dit que " :"La déception ne vient jamais des autres, elle n'est que le reflet de nos erreurs de jugement" ou encore que "Plus l'espérance est grande, plus la déception est violente"... Que vaut une vie sans espoirs, sans pointes d'optimisme, sans un grand boum dans la poitrine? La facilité de ne rien prendre au serieux, de se cacher derriere un masque, pourquoi pas? Seulement faut-il encore s'assurer que l'on ne s'y perd pas nous même. Peut-on revenir sur nos pas, effacer les traces derriere nous, consummer notre vie au gré d'un vent d'automne? Se laisser emporter par nos envies, prendre un billet pour le groenland et bronzer sous un igloo? Marcher sur la tête au sommet d'un volcan? Est-ce bien raisonnable de chasser l'irrealisable de notre existence? Ou serait le rêve...?